Anatomie
Squelette et muscles
v ·
d ·
m Formule dentairemâchoire supérieure1
3
1
3
3
1
3
1
1
2
1
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1
2
1
mâchoire inférieureTotal: 30
Denture commune aux
Felidae[ Dérouler ]Légende
1. Molaire
2. Prémolaire
3. Canine
4. Incisive
Comme tous les
carnivores, la dernière
prémolaire supérieure et la première
molaire inférieure forment les
carnassières. Celles-ci permettent au chat de déchirer sa nourriture, grâce à des muscles puissants fixés aux parois latérales de son crâne, et de l’avaler sans la mâcher.
Griffe avec le
nerf visible
Le squelette est composé de 250 os. Les vertèbres du cou sont courtes, et la colonne vertébrale est très souple. Les vertèbres caudales prolongent la colonne, leur nombre est variable en fonction des races. La queue joue un rôle dans l’équilibre. Les pattes antérieures se terminent par cinq doigts pourvus de
griffes rétractiles constituées de
kératine, les pattes postérieures, plus longues que les pattes antérieures, se terminent par quatre doigts également pourvus de griffes rétractiles
[4].
Les muscles du dos sont très souples et ceux des pattes postérieures sont puissants. Ces spécificités confèrent à l’animal une grande souplesse et une détente ample lors des sauts
[4].
Du fait d’une
alimentation plus diversifiée et moins riche en
protéines, les
intestins du chat domestique sont plus longs que chez ses ancêtres sauvages
[réf. nécessaire]. Avec une diminution de sa taille, c’est l’
adaptation la plus notable à son nouveau mode de vie. Un chat pèse entre 2,5 et 9
kg. Il mesure de 60 à 75
cm avec la queue
[4].
Pelage
Article détaillé :
Chat (robes et races).
Chat au pelage mi-long
Les types de pelages sont nombreux, car très variables en fonction des
races. Le pelage du chat est composé de
poils longs (jarre) et portant les marques de la
robe (taches par exemple). En-dessous se trouvent les poils plus courts (bourre), puis le duvet. Cette organisation permet une bonne
isolation du corps
[4]. Il existe des poils longs, courts, frisés, et même crépus. Le
sphynx, parfois appelé chat-nu, est une race presque dépourvue de poils : un très léger duvet recouvre le corps, ainsi que la queue
[4].
La
robe d’un chat est composée d’une ou plusieurs couleurs qui forment diverses combinaisons (les motifs) appelés patrons : certains individus présentent de larges taches, d’autres des rayures ou des mouchetures, d’autres encore un pelage uni
[4]. L’alliance des différentes couleurs et des patrons donnent toutes les variations de fourrure possibles pour un chat. La couleur de la
fourrure du chat peut prendre de nombreuses teintes (noir, blanc, bleu, roux…). Un effet désigne une teinte aux reflets changeants due à la variation de clair et de foncé sur la longueur du poil. Les mâles comportent une seule ou deux couleurs ; seules les femelles peuvent en comporter trois.
Dans certains pays, la fourrure du chat fait l’objet, comme celle du
chien, d’une demande importante dans les industries de la
mode. De nombreuses
associations de protection des animaux condamnent cet usage des chats
[4].
Les sens
Prédateur crépusculaire (coucher et lever du soleil) à l’origine, le chat possède des sens très développés. Il perçoit son univers différemment des humains, et on lui a même prêté des pouvoirs surnaturels. Il existe ainsi de nombreuses
légendes de chats ayant prédit des
tremblements de terre ou autres catastrophes. L’explication la plus probable est que son oreille est apte à percevoir des vibrations inaudibles pour les
humains[4].
L’
ouïeDe 60 à 80 % des chats blancs aux yeux bleus sont sourds
[5]Son ouïe est particulièrement sensible dans les hautes fréquences : il perçoit des
ultrasons jusqu’à 30 000 Hz alors que l’
oreille humaine est limitée à 20 000 Hz
[6]. Son pavillon en cornet peut être orienté grâce à vingt-sept
muscles, ce qui lui permet de pivoter chaque oreille indépendamment pour localiser avec précision la source d’un
bruit et sa distance
[4].
La
surdité des chats blancs fait aujourd’hui débat. Cette surdité serait liée à la couleur blanche (
gène "W"). Schématiquement, on peut dire que tous les chats blancs sont génétiquement sourds en général. Cette anomalie, bien que présente au niveau génétique, ne s’exprime pas systématiquement chez tous les chats. Ainsi, soit la tare reste cachée et l’oreille se développe normalement, soit la tare se manifeste et dans ce cas la dégénérescence est complète : le chat est totalement sourd de l’oreille atteinte. Sachant qu’un chat a deux oreilles et que l’anomalie n’affecte pas toujours les deux oreilles de la même manière, trois cas se présentent : la surdité est bilatérale, unilatérale ou absente
[5].
Il est en effet démontré que l’
allèle W, à l’origine de la couleur « blanc dominant », est directement responsable d’une dégénérescence de l’
oreille interne, occasionnant la surdité. Le chaton naît normal mais vers l’âge d’une semaine, son oreille interne, au lieu de continuer à se développer subit des altérations progressives. La dégénérescence est généralement complète à trois semaines
[5].
La
vueGros plan sur l’
œil d’un chat
Yeux brillants d’un chat dans la nuit
La vue est son sens primordial. Son champ de vision est également plus étendu que celui des humains : 187° contre 125°, ce qui reste cependant loin du record absolu du monde animal.L’intensité lumineuse influence la forme de la
pupille : allongée en fente étroite en pleine lumière, elle se dilate en un cercle parfait à la pénombre. Contrairement à une idée répandue, il est incapable de voir dans le noir complet. Il est toutefois beaucoup plus performant que nous dans la pénombre. La nuit, l’aspect brillant des yeux est dû à une couche de cellules de la
rétine, appelée tapetum lucidum, qui agit comme un miroir et renvoie la lumière perçue, ce qui la fait passer une seconde fois dans la rétine et multiplie ainsi par deux son acuité visuelle dans l’obscurité
[4].
En revanche, le chat ne perçoit pas les couleurs ni même les mouvements de la même façon que nous : il semblerait (cela est encore discuté) qu’il ne perçoive pas la couleur rouge et que, d’une manière générale, il distingue très mal les détails. Sa vision est granuleuse sur les images fixes alors qu’un objet en mouvement lui apparaît plus nettement (par exemple une proie en mouvement)
[4].
Une particularité de l’œil du chat est qu’outre les
paupières inférieure et supérieure, il est protégé par une troisième paupière, la membrane nictitante. Celle-ci se ferme à partir du bord inférieur du coin interne de l’œil vers l’extérieur. Quand elle ne se referme pas complètement, c’est souvent le signe d’un problème de santé chez le chat (troubles
digestifs,
parasitisme le plus souvent ou
entérite)
[4]. Les chats peuvent avoir les yeux de différentes couleurs comme bleus, verts, jaunes, marrons…
L’
odoratSon odorat est quarante fois plus performant que celui de l’humain et a une grande importance dans la vie sociale du félin pour délimiter son territoire. Par ailleurs, c’est son odorat développé qui lui permet de détecter la nourriture avariée et empoisonnée. Il possède vingt millions de terminaux olfactifs, contre cinq millions chez les humains
[4].
Le
goûtLe sens du goût est développé chez le chat, moins que chez l’humain cependant : chez le chat, on compte près de 2 000 bourgeons gustatifs alors que l’homme en possède 9 000, soit 4,5 fois plus. Contrairement au
chien, le sens gustatif du chat est localisé à l’extrémité de la langue, ce qui lui permet de goûter sans avaler. Il est sensible à l’amer, à l’acide et au salé, mais non au sucré
[4].
Le
toucherSon sens du toucher est également bien développé. Ses
vibrisses (moustaches, mais il y en a aussi aux pattes, sous le menton, les sourcils) lui indiquent la proximité d’obstacles, même dans l’obscurité totale, en lui permettant de détecter les variations de
pression de l’air. Celles-ci lui permettent aussi de mesurer la largeur d’un passage. Il ne faut surtout pas les couper car le chat serait déstabilisé. Les coussinets garnissant ses pattes sont très sensibles aux vibrations et sa peau est constellée de cellules tactiles extrêmement sensibles
[4].
Autres sens
Organe de Jacobson
L’
organe de Jacobson est un véritable sixième sens. Comme le
chien ou le
cheval, le chat est capable de goûter les odeurs à l’aide de son
organe voméro-nasal. Il retrousse ses
babines pour permettre aux odeurs de remonter par deux petits conduits situés derrière les
incisives jusqu’à deux sacs remplis de fluide dans les cavités nasales chargées de concentrer les odeurs
[4].
L’équilibre lors d’une chute : l’organe vestibulaire
Son
organe vestibulaire est également particulièrement développé, lui conférant un sens de l’équilibre remarquable. Ceci explique l’étonnante faculté qu’ont les chats de se retourner rapidement pour retomber sur leurs pattes lors d’une chute
[4].
Si un chat fait une chute de deux mètres et plus (si tel n’est pas le cas, sa technique ne marche pas) alors qu’il est sur le dos, il peut se retourner afin d’amortir cette chute. En effet, il se retourne en montrant son ventre, puis se retourne à nouveau, cette fois sur le ventre, et prend une position qui ressemble à celle d’un
écureuil volant. Dès qu’il se rapproche du sol, il rassemble ses pattes, comme s’il était sur terre. Cependant cela ne le sauve pas forcément, cela rend juste la chute moins grave. Parfois, cela ne suffit pas, et c’est la mort.
[7]Autres données physiques
Il peut également sauter à une hauteur cinq fois supérieure à sa taille
[4].
Dans la
course, sa vitesse moyenne est de 40 km/h et il met 9 secondes pour faire 100 m, mais il n’est pas un coureur de fond et il se fatigue assez vite
[4].
Comportements
Chaton
Chat soumis à un autre.
Le chat est d’une nature très indépendante. Contrairement au chien, il se promène seul. Il se lave lui-même.
La socialisation du chaton s’établit durant les premières semaines de sa vie. Pendant cette période, c’est le nombre d’humains avec lesquels il est en contact et l’attitude de sa mère avec ceux-ci qui déterminera son caractère affectueux ou distant.
Éthologie
Le chat est classé parmi les animaux territoriaux. Cela signifie que la préservation de son lieu de vie est le moteur principal de ses interactions avec les autres individus. Lorsque plusieurs chats partagent le même appartement, il n’est pas rare de les voir choisir chacun son propre « chemin » pour aller d’un lieu à un autre ; ils se partagent ainsi leur territoire. Dans un lieu « neutre » le chat devient sociable et supporte très bien la présence de ses congénères à ses côtés tel que cela a été montré par Arnaud Zafrilla
[réf. nécessaire] : il est vraiment étonnant de voir un chat bagarreur devenir très doux.
À l’état sauvage, il a une activité crépusculaire nocturne, aidé par ses yeux très sensibles.
Pendant longtemps le chat a été considéré comme un animal essentiellement solitaire et les groupes comme des agrégations d’individus centrées autour de points de nourriture mais sans structure sociale. Par la suite il devint clair que les colonies forment de véritables groupes sociaux. Les chats ont un style de vie flexible et adaptent leur comportement social en fonction de l’environnement. À basse densité de population, ils sont principalement solitaires et territoriaux, ou forment des petits groupes composés des femelles et de leur descendance, comme c’est souvent le cas pour les chats qui vivent dans une maison ou un appartement. À haute densité ils forment des groupes multi-mâles/ multi-femelles, comme c’est le cas pour les
chats harets qui vivent dans les parcs, les ruines, les ports, les chantiers navals… L’abondance et la distribution de nourriture sont les facteurs principaux qui conduisent aux différents types de vie sociale : dans les zones où il y a de riches concentrations de nourriture dans différents endroits, les chats peuvent vivre en groupe autour de ces concentrations, tandis que dans les zones où la nourriture est plus largement distribuée, les chats peuvent vivre sur des territoires exclusifs.
[réf. souhaitée]Communication
Chat se hérissant et courbant le dos
Les chats communiquent par les miaulements, mais aussi par l’« allotoilettage » (action de se lécher mutuellement) qui est réservé aux chats qui se connaissent et s’apprécient. Ils se lèchent pour échanger leur odeur. Quand ils s’entendent bien, les chats adultes dorment volontiers ensemble, serrés l’un contre l’autre comme lorsqu’ils étaient chatons. Un moyen de se procurer mutuellement chaleur et sécurité. En dormant ensemble, les chats échangent aussi leur odeur.
Miaulement
? Miaulement d’un chat FicheLe miaulement est le cri du chat
[8]. En général, le chat est d’un tempérament plutôt discret. Par contre, il peut miauler pendant des heures lorsqu’il cherche à se faire remarquer, que ce soit pour réclamer sa nourriture, ou pour demander qu’on lui ouvre une porte, par exemple. Certains chats, notamment les
siamois, sont plus « bavards » que d’autres.
Le chat crie souvent et fortement quand il cherche un compagnon ou une compagne. Certains disent alors qu’il « margotte », au sens figuré
[9].
Plus rarement, le chat émet un miaulement saccadé d’intensité faible lorsqu’il voit une proie hors de portée comme un
oiseau ou un
insecte volant. Et parfois même en regardant une émission animalière à la télévision, par exemple
[réf. nécessaire]. Ce miaulement est souvent accompagné de claquement des mâchoires que certains éthologues interprètent comme une simulation de l’attaque et de la mise à mort de la proie hors de portée
[réf. nécessaire].
Ronronnement
Article détaillé :
Ronronnement.
Il s’agit d’un mouvement coordonné mettant en jeu la
glotte, le
larynx (certains chats n’ayant plus de larynx continuent cependant de ronronner), et certains muscles. Ces vibrations sonores de tout le corps se retrouvent chez la plupart des félins (et aussi chez d’autres animaux) mais leur mécanisme et leur utilité sont encore mal expliqués. Cet état, comme le sommeil, pourrait être réparateur pour l’organisme du chat.
Il ronronne le plus souvent pour exprimer la dépendance
[réf. nécessaire] ; ainsi, il dépend de sa mère à sa naissance, de l’humain ensuite quand il est malade ou quand on le caresse. Dès le début de sa vie, le chaton ronronne en tétant, et sa mère lui répond. Le ronronnement se manifeste lorsque l’animal éprouve du plaisir mais aussi de la souffrance : stressé, blessé et même en mourant, le chat peut ronronner.
D’après les scientifiques, le ronronnement libérerait des
endorphines (substances calmantes) et serait donc une façon d’atténuer la souffrance. Bien que les autres félins ne ronronnent plus à l’âge adulte, le chat mature continue à ronronner sous les caresses de son maître. Ceci est explicable : le chat voit en son maître une sorte de « deuxième maman ».
Le ronronnement du chat constitue phonétiquement le mot « chat » en arabe ((ar)hi-rone).
Sommeil
Chat dormant en plein jour (animation)
Le chat a besoin d’entre 12 et 16 heures de sommeil, mais en général il dort plus, soit en moyenne 15 à 18 heures par jour. Il reste ainsi éveillé environ 6 à 9 heures, dont une partie la nuit pour chasser.
On l’utilise fréquemment dans le cadre d’expérimentations sur les cycles du
sommeil.
D’après des études, le chat est l’animal ayant la plus grande proportion de phases de
sommeil paradoxal pendant lesquelles il rêve.
Durant ces phases, l’activité électrique du cerveau, des yeux et des muscles est très importante
[10].
Pendant la phase paradoxale du sommeil, surviennent des mouvements tels que l’agitation des vibrisses, les sursauts des pattes ou de la queue, le hérissement du pelage, le battement des paupières, le changement de position…
Griffades
Chatte griffant une branche d’arbre pour marquer son territoire.
Les griffades sont des marquages visuels et olfactifs. Ce comportement est un outil de communication.
Le chat possède entre les coussinets des glandes émettrices de
phéromones. Elles servent à signaler son passage aux autres chats.
Les traces que les griffades laissent servent de marquage visuel, pour signifier que c’est son territoire. Si plusieurs chats cohabitent plus ou moins bien sur le même lieu, les griffades seront beaucoup plus fréquentes, pour affirmer leur statut et leur territoire.
Le lieu du marquage est important pour l’animal. Les griffades ont pour objectif d’être le plus visible possible, même s’il n’y a pas d’autre chat. On les retrouvera le plus souvent dans les passages très fréquentés comme l’entrée, ou sur le canapé et les meubles des pièces à vivre.
Dans un appartement, il sera donc conseillé de placer des griffoirs, des buches de bois ou des paillassons à cordes, aux endroits choisis par votre chat, (sur le sol et fixés à la verticale).
Les griffades permettent au chat d’impressionner ses congénères qui l’observent. En effet, le chat s’étire de tout son long, se grandit dans l’espace afin de paraître plus intimidant et donc plus fort que les autres. Les marques laissées par ces griffades vigoureuses seront très visibles, puisqu’il souhaite montrer sa puissance.
Lorsque le chat veut attirer notre attention : (Dans ce cas, ce n’est plus un marquage mais un appel).
Il choisira un support bruyant pour se faire entendre afin de provoquer notre réaction. Ceci, à un but précis : soit pour obtenir de la nourriture, de l’attention, des caresses, du jeu, de l’activité… Les nuits et les journées en appartement sont bien longues pour le chat qui a un rythme de sommeil différent du nôtre, et un comportement de chasse qu’il ne peut plus pratiquer.
Les griffades peuvent être aussi un geste de confort :
Faire ses griffes pour le chat est aussi un signe de détente qu’il pratique en s’étirant pour se décontracter. C’est aussi de cette manière qu’il va éliminer les griffes mortes afin de laisser la place aux nouvelles, qui seront plus efficaces pour sa défense et la chasse.
Malgré la domestication, le chat reste un animal avec des instincts qu’il a besoin d’exprimer. Et le marquage de son territoire en est un.
Voir :
Éthologie du chat.
Chasse
Approche
Chez le chaton, on observe souvent des jeux de chasse, preuve que celle-ci est instinctive. Deux stratégies de chasse peuvent être distinguées : la stratégie mobile, où le chat se déplace et s’arrête quand son attention est attirée par une proie, et la stratégie stationnaire, où le chat, qui a trouvé une zone d’intérêt, est embusqué et attend. Tous les chats utilisent les deux types de stratégie. Les méthodes de chasse utilisées ne semblent pas spécifiques à l’espèce chassée, mais les chats peuvent néanmoins se spécialiser dans la capture d’une espèce, grâce à l’expérience qu’ils ont de cette espèce particulière.
Chat ayant capturé un oiseau
Le chat a tous les atouts d’un bon chasseur, sauf un : l’endurance à la course. Sa technique de chasse met donc en avant ses facultés de camouflage conférées par son
pelage, créant un effet de surprise. Tapi contre le sol, il avance le plus près possible sans se faire repérer, observant silencieusement sa proie. Au moment qu’il juge opportun, il se jette sur sa victime pour l’immobiliser et la mordre au cou, lui brisant ainsi la moelle épinière.
Chat tenant une
souris dans sa gueule
Même s’ils sont friands de
poissons, il est rare de voir un chat pêcheur, puisque généralement ceux-ci n’aiment guère l’eau (exception : le
chat turc). Ce genre de proie étant rare et difficile d’accès, les chats profitent surtout des restes de cadavres de poisson laissé par les
ours ou les
loutres pour en consommer. En général, les proies les plus courantes sont de petits
mammifères (
rongeurs,
insectivores…), des
lézards, de petits
oiseaux, voire des
insectes.
Bien que ces présents soient peu appréciés de leurs destinataires, les chats offrent parfois des souris, oiseaux ou autres animaux à leurs maîtres, en les déposant devant les portes ou fenêtres de leur foyer.
Les chats domestiques qui ont la possibilité de chasser depuis leur jeune âge dévorent généralement leur proie (en entier ou en partie, selon leur appétit du moment). Un trait courant de la chasse est celui du jeu : beaucoup jouent avec leur proie avant de la dévorer ou de l’offrir, vivante ou morte, à leur maitre.
Reproduction, gestation, mise bas
Chaton âgé de 6 semaines.
Les chats peuvent se reproduire dès six mois. La femelle connaît de nombreuses périodes de chaleur, généralement situées du
printemps à l’
automne. Durant celles-ci, les chattes adoptent un comportement hyperactif et passablement désagréable pour leurs propriétaires : recherche de caresses, frottements, roulades sur le sol et miaulements stridents pour signaler leur état aux mâles alentours. Il n’est pas impossible qu’une chatte soit de nouveau fécondée deux mois et demi après avoir mis bas (parfois même avant). Les mâles, quant à eux, marquent leur territoire en émettant des jets d’
urine très odorants. S’ils ont la possibilité de sortir, ils se battent souvent avec d’autres mâles, s’amaigrissent et se négligent, ce qui multiplie les risques de maladies et de contaminations en tout genre (
coryza,
leucose,
FIV…). En considération de tous ces éléments, la
stérilisation précoce est conseillée, dès lors que le maître n’envisage pas la venue d’une portée.
Lorsque les mâles sont à même de pouvoir s’accoupler avec la femelle, encore faut-il que cette dernière les accepte. Lors de l’accouplement, le mâle monte sur le dos de la femelle et lui mord la peau du cou et piétine la croupe pour améliorer la pénétration. Sur la fin, la femelle a tendance à gémir et à s’énerver, car le pénis du chat possède de petites épines orientées vers l’arrière qui raclent les parois du vagin de la femelle. Cette stimulation du vagin est nécessaire pour déclencher l’ovulation chez la chatte. À chaque pénétration, la chatte émettra un nouvel ovule, ce qui explique pourquoi les chatons d’une même portée peuvent être de pères différents.
Lorsque les chats vivent en groupe, il y a une synchronisation de l’
œstrus entre les femelles du groupe. Ceci favorise les naissances synchronisées et permet un élevage communautaire des jeunes. L’élevage communautaire est important car en cas de disparition d’une des mères, les chatons orphelins sont élevés par les autres femelles.
La
gestation dure 63 à 65 jours et une portée compte en moyenne 4 chatons. À trois semaines, les mamelles de la femelle grossissent et rosissent. Puis son ventre commence à gonfler et son appétit ira en grandissant jusqu’à la mise bas. Durant la gestation, la chatte a tendance à rechercher de l’affection. Il est conseillé de caresser délicatement et fréquemment le ventre de la femelle pour habituer les petits au toucher humain. À sept semaines, elle commencera à chercher un endroit calme et convenable pour accoucher (placard, carton, …). À l’approche de la mise-bas (entre 61 et 70 jours après la conception), la chatte s’agite, et il est important que son maître soit près d’elle pour la soutenir. Après ses contractions, la chatte met bas son premier chaton (environ dans les 20 minutes), puis selon le cas, soit les autres suivront rapidement, soit ils mettront plusieurs heures pour sortir. Les chatons arrivent dans une poche, la chatte lave immédiatement ses petits à coups de langue pour stimuler leur première inspiration. Ensuite, elle mange le placenta, qui est très nutritif, et coupe le cordon ombilical.
Chatte et sa portée
Le chaton cherche tout de suite à téter, et ce, toutes les 20 minutes environ. Il est nécessaire de manipuler les petits tous les jours (mais pas plus de cinq minutes) dès la naissance, afin que ceux-ci soient acclimatés à l’homme.
Chaton âgé de trois heures.
Le chaton naît aveugle (les yeux fermés) et sourd et pèse de 80 à 100 g ; lorsqu’il ouvre les yeux, après 8 jours, ils sont de couleur bleue jusqu’au changement définitif (vers deux mois). La période avant le sevrage dure trois mois, et durant tout ce temps, la mère apprendra aux chatons à se laver, se nourrir, chasser, etc.
Les chats adultes ont, par instinct, le sens de l’éducation ; ils s’occupent très bien des chatons, les surveillent, passent du temps avec eux et les disciplinent au besoin. En général, ils s’arrangent pour qu’un adulte soit présent pour les surveiller lors des sorties découvertes des chatons. Chez certaines races, le mâle participe activement à l’éducation des petits.
Soins et santé
Anatomie des organes vitaux du chat
Le comportement des chats domestiques peut apparaître comme capricieux, et comme chez tous les animaux, chaque individu a un comportement et un caractère qui lui est propre. C’est un animal rituel qui apprécie bien les situations récurrentes (heures fixes pour les repas par exemple). Le chat a en général tendance à affirmer son indépendance vis-à-vis des autres occupants d’un lieu, car c’est un animal avant tout territorial. Un chat n’aime pas changer d’environnement, un déménagement est donc souvent une expérience traumatisante.
Entretien
Chatte après une séance de brossage
En fonction de leurs pelages respectifs, tous les chats ne nécessitent pas le même type d’entretien.
Les chats à poils longs sont ceux qui demandent le plus de soins. Lors de leur toilette, ils avalent de nombreux poils morts qui s’accumulent dans l’
estomac, formant des boules de poils, appelées
trichobézoards. Cela perturbe leur transit intestinal et ils sont obligés de les régurgiter afin d’éviter une occlusion intestinale. Pour éviter cela, il est nécessaire de procéder à un démêlage quotidien de leur fourrure à l’aide de
brosses ou de
peignes, ce qui permettra également d’éviter la formation de nœuds dans le pelage, douloureux pour l’animal. À l’occasion, il faut également éclaircir le poil en les coupant à certains endroits (comme derrière les pattes et autour de la zone anale) pour éviter qu’ils n’accrochent la saleté. Parmi les nombreuses races de chats à poils longs, certaines comme les
persans sont encore plus demandeuses en termes d’entretien. En effet, à cause de leur museau aplati, ils sont souvent l’objet d’écoulements nasaux ou oculaires qui salissent leurs poils. On leur nettoie donc le museau et les yeux de manière quotidienne avec une solution spéciale.
Les chats à poils courts n’ont besoin que d’un brossage hebdomadaire pour éliminer les poils morts. Certains éleveurs utilisent également en massage un gant de
soie ou une peau de chamois pour lustrer le pelage de leurs animaux et leur donner ainsi plus de brillant.
Les chats sans poils, comme les
sphynx, ont besoin d’une attention toute particulière. En effet, leur peau produit comme tous les autres chats un liquide gras : le
sébum. Or, contrairement aux autres, ce sébum n’est arrêté par aucun poil. C’est pourquoi les sphynx se salissent très vite, car la poussière se colle littéralement à leur peau. Ce sont donc les seuls chats à devoir prendre des bains, en général deux ou trois fois par mois.
Les autres chats n’ont pas besoin de bains. Ils consacrent une grande partie de leur temps à se toiletter en se léchant sur l’ensemble du corps. Leur
langue râpeuse leur permet d’enlever la plupart de leurs
poils morts et de lisser leurs fourrures. La
salive qu’ils produisent est quant à elle un puissant agent
anti-bactérien[réf. nécessaire]. De plus, ils redoutent souvent l’eau.
Cependant, si un bain se révélait nécessaire, il conviendrait d’utiliser un shampooing adapté aux animaux, en évitant soigneusement les yeux, le nez et les oreilles, tout en veillant à bien rincer l’animal afin qu’il n’avale pas un reste de produit en faisant sa toilette par la suite. Pour le séchage, on l’enveloppe dans une grande serviette-éponge et on le sort de la salle de bains pour qu’il ne se sente plus en danger. Une fois qu’il est rassuré, on le frotte doucement en tâchant de n’oublier aucun endroit (entre les coussinets des pattes, par exemple).
Alimentation et boisson
Chat qui bâille, découvrant ses
caninesLe chat est essentiellement
carnivore et ne reniera jamais sa prédation naturelle. En effet, il a besoin de
taurine, un
acide aminé qu’il synthétise en quantité insuffisante et qu’il peut trouver dans la
viande. La
carence en taurine entraîne chez lui des troubles oculaires, cardiaques, des déficits immunitaires et des problèmes de reproduction chez les
femelles.
À cause de cette particularité, son régime alimentaire reste difficile à reconstituer parfaitement à l’aide d’une alimentation ménagère. L’alimentation vendue dans le commerce est donc la meilleure façon d’assurer un apport optimal en taurine,
vitamines et
oligo-éléments.
Une alimentation basée à 100 % sur les croquettes est possible. Elles ont en outre une action détartrante qui contribue à préserver la santé bucco-dentaire de l’animal. Les aliments pour animaux vendus dans le commerce font l’objet de contrôle de qualité, toutefois certains préfèrent opter pour des aliments recommandés et vendus chez les
vétérinaires ou dans les animaleries, réputées de qualité supérieure. On trouve désormais des aliments adaptés à l’âge (chaton, chat adulte, chat âgé), la condition physique (chat d’intérieur ou d’extérieur, castré ou non), et la race du chat.
Un chat mangeant une souris
Affiche de
Steinlen. Les chats réclament… mais le lait est déconseillé.
Une alimentation entièrement végétarienne est aussi possible, dans la mesure où la nourriture a été formulée spécialement pour les chats (incluant taurine, acide linoléique, acide arachidonique, vitamine A). De telles croquettes sont facilement disponibles par correspondance.
Il est possible d’offrir occasionnellement aux chats d’autres types d’aliments, au maximum deux à trois fois par semaine, au risque de les voir se désintéresser de leur nourriture, préférant quémander auprès du maître.
De manière générale, il convient de ne pas leur donner de
viande crue, car la cuisson permet de neutraliser l’absorption de
parasites et de limiter fortement les risques de
toxoplasmose.
Le régime boîte de
thon en permanence est fortement déconseillé, car il est trop salé, même si les chats en raffolent.
Les
os sont eux aussi à éviter : en les croquant, les chats peuvent se transpercer le palais avec des morceaux saillants.
Enfin, les chats apprécient souvent les aliments à base de
lait, tels que les
yaourts, les
fromages, les
biscuits, les
madeleines… ; à donner avec précaution et parcimonie, puisque le chat ne se brosse pas les dents.
Un comprimé de levure de bière en guise de friandise quotidienne apportera un supplément de vitamines et assurera au chat âgé de garder un beau poil brillant.
Pour la boisson, il convient de laisser en permanence à disposition du chat un bol d’eau fraîche et propre, surtout si son alimentation est à base d’éléments secs comme les croquettes. L’odeur du
chlore de l’
eau du robinet peut toutefois rebuter l’animal : il faudra donc la laisser décanter. Les chats préfèrent lorsque leur bol d’eau se trouve éloigné de leur nourriture. Les chats apprécient généralement le
lait, mais la plupart des
vétérinaires le déconseillent car beaucoup d’individus présentent une intolérance au
lactose, surtout les chatons. À noter qu’il existe du lait spécifique pour chat sous forme
lyophilisée.
Les boissons sucrées ou alcoolisées sont potentiellement très dangereuses, et donc à exclure absolument.
Rejets
Promenade au jardin
Les chats, dans la
nature, choisissent un coin de terre meuble pour y faire leurs besoins naturels. Ils les recouvrent ensuite de terre, en grattant cette dernière avec leurs pattes avant. Cette technique leur permettait à l’état sauvage de ne pas faire repérer leurs odeurs par les
prédateurs. Elle est donc quasiment instinctive, et est inculquée très tôt par la mère aux chatons. Si l’animal est sédentaire, il ne change que rarement d’endroit, à moins que celui-ci soit saturé.
Il est aussi possible d’entraîner les chats à utiliser des
toilettes en quelques semaines, par étapes progressives
[11].
Les chats « d’intérieur » font leurs besoins dans une
litière. Un bac plastique, garni d’un fond de papier journal et d’une fine couche de
litière suffira à leur bonheur. Il convient néanmoins de l’entretenir régulièrement, sous peine de voir l’animal choisir un autre endroit plus propre à ses yeux pour y déféquer. Les chatons apprennent spontanément à aller faire leur besoins dans une litière en suivant tout simplement l’exemple de leur mère, dès l’âge de 1 mois. Cependant, il est nécessaire d’attendre l’âge de trois mois pour qu’ils soient totalement éduqués à ce sujet et sociabilisés. C’est pour cela qu’il est déconseillé d’adopter un chaton avant que ce délai ne soit écoulé. Dans le cas d’un chaton qui n’aurait pas reçu cette « éducation », il est possible de la lui apprendre. En lui faisant gratter le sable de sa litière, il se rappellera qu’il doit faire ses besoins à cet endroit.
Les chats adorent l’odeur de l’
eau de Javel ainsi que celle de l’
huile d’olive [réf. nécessaire] : en mettre quelques gouttes dans le fond de la litière peut aider à les y attirer. Pour les mêmes raisons, il faut éviter de nettoyer les bêtises du chat avec de l’eau de javel, car il risque de recommencer au même endroit. Le
vinaigre, ou un produit désinfectant à base d’
agrumes (odeurs répulsives) sera donc plus adapté
[réf. nécessaire].
Avec le
vieillissement de l’animal, le volume d’
urine croît
[réf. nécessaire], il est donc important d’en tenir compte dans la composition et le renouvellement de ladite litière.
Stérilisation
La stérilisation est une
opération chirurgicale destinée à empêcher la
reproduction de l’animal. Chez le mâle, elle est appelée
castration et consiste en l’ablation des
testicules. Chez la femelle, la stérilisation est effectuée par l’ablation des
ovaires (ovariectomie). C’est une intervention bénigne, dont l’animal se remet rapidement (quelques heures à quelques jours)
[réf. nécessaire].
Outre l’arrêt de la reproduction (limitation de la taille de population), la stérilisation modifie le comportement et la physiologie de l’animal. Chez le mâle, une stérilisation précoce (avant la
puberté) limite le comportement territorial et diminue la tendance au marquage (urine, griffage). Il est moins indépendant et devient plus affectueux. Les chaleurs des femelles s’arrêtent. Les changements hormonaux accompagnant la stérilisation peuvent provoquer une prise de poids
[réf. nécessaire], et augmente l’espérance de vie
[réf. nécessaire] ; l’animal fugue moins et réduit la taille de son territoire. Les risques de blessures dues aux combats entre animaux sont réduits, de même que les
accidents routiers
[réf. nécessaire] et la contamination par des
virus (
PIF,
FIV,
leucose,
typhus, etc.)
[réf. nécessaire].
Pour les femelles, la prise de pilules ou de piqûres
contraceptives, qui bloquent le cycle de reproduction et fait disparaître les chaleurs, sont parfois utilisées comme une alternative à la stérilisation chirurgicale. La
pilule, qui se présente sous la forme d’un comprimé (voie orale) une fois tous les 15 jours. Les injections, quant à elles, permettent de stériliser provisoirement une femelle sur de plus longues périodes. En général, leurs effets s’étalent sur 3 mois lors de la première injection, puis sur 5 mois si l’on poursuit régulièrement le même traitement. Étant incompatibles avec un état de gestation, elles doivent être administrées de préférence en dehors des périodes de chaleurs, sous peine de risques d’infections. Ces méthodes de stérilisation sont soupçonnées d’avoir des effets secondaires comportementaux et cancérigènes
[12].
Dégriffage
Les griffes permettent l’escalade
Les griffes sont bien pratiques pour maintenir le chat dans une situation périlleuse.
La pousse des griffes du chat est continue, et compense leur usure naturelle. Le chat peut ajuster la longueur et aiguiser ses griffes en les frottant contre une surface rugueuse : il « fait ses griffes ». Ce comportement est susceptible de dégrader l’intérieur des habitations, et peut être réduit par le dégriffage de l’animal.
Cette opération chirurgicale, l’
onyxectomie, se fait sous
anesthésie générale et consiste en l’ablation totale de la
griffe et l’amputation de la troisième
phalange sur laquelle celle-ci est insérée. Le plus souvent, elle n’est réalisée que sur les pattes antérieures. Le temps de convalescence est long (plus de 10 jours) et on recommande 2 jours de bandage au minimum. Certains chats changent de caractères. C’est un processus douloureux pour le chat qui peut en ressortir changé… et certains chats ne regagneront jamais leurs complètes capacités après l’
onyxectomie, tous deviennent « amputés ».
La plupart des associations de défense des animaux condamnent cette opération, considérée comme cruelle
[réf. nécessaire]. L’animal privé de ses griffes, incapable de se défendre ou de grimper aux arbres, devient également plus vulnérable puisqu’il ne peut échapper à ses prédateurs. L’ablation des griffes est couramment pratiquée aux États-Unis et au Canada. Cette opération est en revanche interdite dans 29 pays, principalement européens
[13].
À part l’
onyxectomie, d’autres types d’opérations existent. Par exemple, la brûlure des nerfs des griffes par un laser ; empèchant ainsi la repousse. Par ailleurs, les vétérinaires du Québec ont aussi commencés à recommander un autre type d’opération : la tendinectomie. Elle consiste à couper le tendon de la griffe. Le chat n’est donc plus capable de sortir la griffe. À la différence des interventions précédentes, les bandages ne sont pas essentiels. De plus, le chat pourra marcher sans aucune douleur, 24 heures après l’intervention.
Par contre, vu que l’usure des griffes n’est plus possible, celles-ci devront être taillées régulièrement. Cette opération requiert donc du propriétaire qu’il taille les griffes du chats, de la même manière que le propriétaire coupe ses propres ongles. Le temps de convalescence requis de cette opération, plus court, est de 24h. C’est une opération moins invasive et moins invalidante pour le chat.